16 septembre 2005

Vite

Vite... rentrer chez moi, écrire. Ce que j'ai essayé de raconter à F., mal.

La règle avec HKS était claire : on se voit avant son départ en vacances. Vendredi matin pour le café. Puis rien pendant ses vacances. Puis des RV à jours fixes, des soirées réservées. Loin de sa copine. Des soirées pour moi.
Ce matin, il arrive avec 20 minutes de retard au RV, n'a pas le temps pour le café, va être en retard.
Il me propose une bière ce soir. J'accepte.

Je le retrouve après cette journée sans fin.

Il est taquin, me parle des problèmes sexuels avec sa copine, me demande mon avis, me provoque, m'embête, m'asticote. Je fais mine de partir plusieurs fois. Il me demande comment s'est passée ma reprise. Je lui explique, lui raconte mes collègues, lui expose mes récentes théories, lui parle du livre que je lis, lui raconte mon RV avec F. Je lui parle du bonheur, de la pensée unique.
Il me regarde. Me taquine encore.
On regarde autour de nous : une jeune femme avec une alliance se fait caresser sous la table par un homme sans alliance. On s'interroge. On rit. Combien de couples illégitimes y a-t-il en plus de nous ce soir, dans ce bar?
Je lui demande pourquoi il me voit, pourquoi ça dure depuis tant de temps tous les 2. Il me répond que je lui apporte peut-être des choses différentes.
Parfois il se demande pourquoi il est avec elle.
Parfois il se demande pourquoi il n'est pas avec moi.
Des étincelles. "Indécible". Il me promet de m'écrire pour m'expliquer.
Il m'explique que mon caractère nous empêche d'être ensemble. Trop chiante (mouaaaaa???). Que je démarre au quart de tour (euh oui bon...). Je lui fait savoir qu'il se trompe. Que je ne suis pas comme ça. Que la situation est difficile à supporter. Que je réagis parfois de façon démesurée, mais que ferait-il à ma place???? Je parle il m'écoute.
Je le vois douter. Pour la première fois. Je le lis dans se yeux. Un long silence. Il m'observe. Et s'il s'était trompé? Pourquoi pas moi?
On se rapproche. On est seuls au monde. Toujours mes faux départs pour le faire enrager.
On sort.
Je lui réclame un baiser.
Il refuse. Mais ne veut pas me laisser partir. On est devant la porte d'un immeuble. Des gens rentrent et sortent. La cour intérieure nous appelle.
Il refuse. Il a du mal à gérer "l'après-baiser". Il est mal à l'aise.
Puis craque.
On rentre dans la cour.
On ne m'avait jamais embrassée comme ça.
"No one kissed me the way you did tonight. Ever"
Il revient dans 3 semaines.

Posté par Her lounge à 21:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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